• Sainte Barbe

    Sainte Barbe

    Sainte Barbe

     

    Qui est donc Sainte Barbe ? Comme son nom ne l’indique pas, elle n’est pas la Sainte patronne des barbiers et encore moins des raseurs…

    Sainte Barbe est, entre autres, la sainte patronne des pompiers, des artilleurs, des sapeurs, des canonniers, des artificiers, des ingénieurs de combat, des métallurgistes, des démineurs et autres corporations liées au feu ou au travail souterrain. Elle veille également sur les pétroliers militaires et l’École polytechnique. Pour être plus générale, Sainte Barbe protège de la foudre, de la mort subite et est invoquée pour prévenir les accidents liés à l’explosion de la poudre à canon. Fêtée le 4 décembre, elle est aujourd'hui davantage synonyme de cohésion que de recueillement.

    Pour ce qui est de Sainte Barbe elle-même, qui est-elle donc ? C’est une martyre ! Et cette dernière, comme ses pairs, a eu une mort plutôt… barbare !

    Direction le troisième siècle. Plus exactement vers l’an 235. A cette époque, Barbe est une jeune fille d’environ 16 ans. Elle vit en Asie Mineure, à Nicomédie, aujourd’hui la ville d’Izmit, dans l’actuelle Turquie. Barbe est belle comme le jour (c’est la légende qui le dit !) et son père, Dioscore, décide de l’enfermer dans une tour-prison-palais pour la protéger des demandes en mariage qui pleuvent sur elle. Mais sa beauté n'est pas la seule cause de son isolement : Barbe croit intensément en Dieu, et à cette époque, la foi chrétienne n’est pas très bien vue dans cette magnifique contrée… Dioscore s’absente, et Barbe profite de ce laps de temps pour approfondir en secret sa foi chrétienne : apparition du Christ, baptême, et BTP sont au programme, puisqu’elle entreprend de faire percer une 3e fenêtre à son donjon, afin de symboliser la Trinité. A son retour, Dioscore entre dans une colère monumentale en comprenant l’importance des croyances de sa fille. En bon père cruel qui se respecte, il met le feu à la tour. Barbe réussit à s’enfuir, avant d'être rattrapée par son cher papa qui l’enferme de nouveau dans un donjon (un peu moins luxueux que le précédent) avant de la livrer au gouverneur. Barbe est alors jugée et suppliciée. Portée par sa foi et les interventions divines qui la guérissent et la protègent des douleurs, elle refuse d’abjurer la religion chrétienne. Les tortures s’enchaînent, pour finalement aboutir à la décapitation, un certain… 4 décembre ! Son père se porte volontaire pour mettre fin à la vie de la jeune Barbe. Son geste accompli, il est aussitôt frappé par la foudre et retombe en un petit tas de cendres.

    On comprend maintenant le rapport entre une jolie jeune fille torturée et la foudre, le feu et autres explosions…

     

    « 1er dimanche de l’AventMulotage »

  • Commentaires

    1
    Mardi 5 Décembre à 14:16
    covix

    Une vie pas des plus rose pour cette jeune fille.

    @mitié



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