• Plus jamais ça !

    Plus jamais ça !

     

     

    Plus jamais ça !

    Quinze ans après les attentats du onze septembre, j’avais décidé de me rendre à New-York, afin d’observer comment les habitants de cette ville vivaient depuis ce triste jour.

    Pour cela, j’avais pris l’avion à Roissy et après huit heures de vol, plus une pour le passage en douane, je me suis retrouvé en début de soirée, en plein cœur de Time Square, aux pieds des skyscraper de Big Apple en plein cœur de l’île de Manhattan.

    Là, devant mes yeux émerveillés, défilait le cortège des célèbres Yellow Cabs en rangs serrés. Une à une, elles remontaient la 7th Avenue, telles une nuée de fourmis jaunes bien ordonnées.

    De l’autre côté du carrefour, sur Broadway, je me suis arrêté un instant face aux néons qui aveuglaient les passants et diffusaient leurs messages issus de notre société de consommation.

    Etait-ce les néons ou le décalage horaire ? Toujours est-il que j’étais soudain comme hypnotisé par le chaos de cette ville qui ne dort jamais. Quelques minutes après, je succombais à l’appel des sirènes des voitures de patrouilles blanches et bleues de la NYPD qui se mêlaient à celles des camions rouges et chromes des pompiers de la NYFD, dont les hommes étaient respectés encore plus depuis la chute des Twin Towers.

    Soudain, face à moi un vendeur de fast-food ambulant m’a alors sorti de ma léthargie en m’interpellant et en me désignant de sa pince à saucisse. Aussitôt, attiré comme par un aimant ou par la faim, je me suis retrouvé debout devant son dog-cart.

    J’ai alors commandé un hot-dog, bien sûr (j’étais à New-York…) et une canette de Diet Coke. Le pain était mou et la saucisse bien trop cuite, mais la moutarde qui zigzaguait sur ce dernier attisait mon appétit, le tout pour three box m’annonça le vendeur en mâchouillant son chewing-gum. Je lui ai alors tendu trois de mes beaux billets verts à l’effigie de George Washington, échangés à mon départ de France.

    Puis, après m’être restauré à la mode New-Yorkaise, Je décidais d’emprunter la ligne E, de couleur bleue, du Subway en direction de la station World Trade Center, terminus de la ligne, au sud de l’île de Manhattan.

    En effet, je désirais voir le National September 11 Memorial, ce parc construit en souvenir des attentats et dont les deux bassins gigantesques s’inscrivent à présent à l’emplacement exact des deux tours disparues.

    Arrivé au bord de l’un des bassins, un étrange sentiment s’est emparé de moi. En effet, au beau milieu de l’agitation de New-York, un silence régna autour de moi comme si le temps s’était arrêté cette nuit là.

    Seul le bruit des chutes d’eau des bassins se faisaient entendre, tandis que les lumières des projecteurs mettaient en valeurs les bordures de ces derniers sur lesquels figuraient, gravés à jamais, les noms de tous ceux qui avaient péri ce jour là, au nom de la liberté.

    Je me suis alors recueilli quelques minutes, devant ce bassin et c’est face à ce dernier que j’ai enfin pris conscience que vraiment plus rien ne sera comme avant dans cette ville, ni ailleurs dans le monde.

     

    « Ce matinLa France en grève »

  • Commentaires

    1
    Lundi 11 Septembre à 10:50

    Tu es vraiment parti là-bas ?

    Ou est-ce une manière de rendre hommage aux familles endeuillées ?

    Bisous

    2
    Mardi 12 Septembre à 15:27
    covix

    Un bel hommage à ce terrible souvenir.

    @mitié



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